5 erreurs qui empêchent votre site web de convertir (et comment les corriger)

Sommaire

S'abonner à la newsletter

Ne manquez jamais une info. Recevez un email à chaque nouvel article.

Image de Juliette Nivelle
Juliette Nivelle

Si vous me découvrez avec cet article, je suis la fondatrice du Studio Goha. Je crée des sites web portfolio à fort impact émotionnel, pensés pour créer le coup de cœur chez vos clients. Vous pouvez me suivre ici sur le blog, ou sur LinkedIn et Instagram @studiogoha.

Découvrir mes services

Partagez cet article :

LinkedIn
Threads
Facebook
Telegram
WhatsApp
Email
Erreurs site web convertir
Sommaire

Les 5 erreurs les plus fréquentes sur le site web des entrepreneures créatives ne sont pas techniques. Elles sont stratégiques : parler de soi avant de parler de sa cible, un portfolio trop fourni ou mal présenté, des services formulés en détails techniques plutôt qu’en bénéfice, des appels à l’action (ou CTA pour Call to action) inexistants ou confus, et un site web laissé à l’abandon une fois en ligne. Résultat : des visiteurs qui repartent sans avoir pris contact, et un site qui ne travaille pas pour vous. Voici comment identifier ces erreurs sur votre site web et les corriger.


Vous avez un site web. Il est beau, vous en êtes fière, vous avez passé du temps dessus. Et pourtant, peu de prises de contact, des prospects qui passent voir, sans jamais aller plus loin, un lien que vous envoyez parfois en vous excusant presque.

Dans la plupart des cas que je rencontre, c’est une question de quelques erreurs précises, souvent invisibles pour celle qui les fait, mais immédiatement perçues (inconsciemment) par le visiteur.

Après avoir créé et refondu plus de 50 sites web pour des photographes, des architectes d’intérieur et des graphistes, j’ai appris à reconnaître ces erreurs au premier coup d’œil. Je vais vous les partager ici, avec pour chacune ce qui se passe vraiment dans la tête de votre visiteur quand il les rencontre.

Erreur 1 : Parler de vous avant de parler de votre cible

C’est l’erreur la plus répandue sur les sites web des créatives. Et de loin.

Vous arrivez sur un site, et la première chose que vous lisez, c’est : « Bonjour, je suis Sophie, photographe de mariage depuis 8 ans, passionnée par la lumière naturelle et les émotions authentiques ».

C’est sincère. C’est bien écrit. Et pourtant, le visiteur décroche.

Pourquoi ? Parce qu’en arrivant sur votre site web, votre visiteur pense à lui, pas à vous. La question silencieuse qu’il se pose, c’est : « Suis-je au bon endroit ? Est-ce que cette personne peut m’aider ? » Si la réponse n’est pas immédiatement évidente, il part. Et il ne revient pas.

Ce que ça donne en pratique : une page d’accueil qui commence par « Photographe de mariage en Bretagne, pour les couples qui veulent des images vraies plutôt que des photos de catalogue » convertit bien mieux qu’une page qui commence par votre biographie. Pas parce que votre histoire n’a pas de valeur, elle en a énormément. Mais parce qu’elle doit arriver après que le visiteur se soit reconnu dans votre message.

Comment corriger cette erreur : Relisez la première section de votre page d’accueil. Est-ce que votre visiteur idéal se reconnaît dans les trois premières lignes ? Est-ce qu’il sait immédiatement si votre offre est faite pour lui ? Si la réponse est non, commencez par lui, ses besoins, ses envies, ce qu’il cherche, avant de parler de vous.

Erreur 2 : Un portfolio trop fourni, ou mal titré

Pour une photographe, une architecte d’intérieur, une graphiste, le portfolio est souvent la section la plus travaillée du site. Et paradoxalement, c’est là que se glisse l’une des erreurs les plus fréquentes.

Trop de projets, ça noie le coup de cœur

Quand on montre 100 photos ou 30 projets pour prouver qu’on a de l’expérience, on obtient souvent l’effet inverse : le visiteur ne sait plus où regarder, le fil se perd, et l’émotion, ce petit frisson qui fait qu’on pense « c’est elle qu’il me faut », ne vient jamais.

6 à 8 projets bien choisis, représentatifs de ce que vous voulez attirer comme clientèle, feront toujours plus que 30 projets alignés les uns après les autres.

Les titres génériques tuent l’univers

« Mariage Julie et Thomas, juin 2024 ». « Appartement 75m², Paris 11e ». Ces titres décrivent. Ils ne racontent rien. Ils ne disent rien de votre regard, de votre sensibilité, de ce qui rend votre travail reconnaissable.

Comparez avec : « Une lumière de fin d’après-midi et deux personnes qui s’aiment depuis toujours ». Ou : « Un appartement haussmannien et une famille qui voulait enfin se sentir chez elle ». Ces titres disent quelque chose de vous. Ils créent une émotion. Et c’est l’émotion qui déclenche la prise de contact.

Comment corriger cette erreur : Sélectionnez vos projets les plus représentatifs de votre cible idéale, pas nécessairement les plus anciens, ni les plus gros budgets. Et retravaillez chaque titre pour qu’il raconte quelque chose, pas juste qu’il décrive.

Erreur 3 : Formuler ses services en liste technique plutôt qu’en bénéfice

Celle-là est subtile, mais elle fait toute la différence. Regardez ces deux formulations :

« Séance photo lifestyle, 2h en extérieur, 30 photos retouchées livrées sous 3 semaines. »

« Des images de votre quotidien qui vous ressemblent vraiment, à encadrer, à partager, ou à garder rien que pour vous. »

La première décrit ce que vous faites. La deuxième dit ce que ça change pour votre client.

La première parle à la tête. La deuxième parle au cœur. Et c’est toujours le cœur qui décide.

C’est vrai pour une séance photo. C’est vrai pour une rénovation d’intérieur (« Vous confiez votre appartement, vous récupérez un espace pensé pour votre façon de vivre »). C’est vrai pour n’importe quelle prestation créative.

Le détail technique (durée, livrables, délais) a sa place, mais sur la page service dédiée, une fois que l’envie est déjà là. Sur la page d’accueil, seul le bénéfice compte.

Comment corriger cette erreur : Pour chaque service, posez-vous cette question : « Mon client se fiche de savoir ce que je fais. Ce qu’il veut savoir, c’est ce que ça va changer pour lui. » Réécrivez à partir de là.

Erreur 4 : Pas de CTA clair, ou trop de CTA qui embrouillent

Votre visiteur a scrollé jusqu’en bas. Il a aimé ce qu’il a vu. Il est prêt à passer à l’étape suivante.

Et là : rien. Ou pire, cinq options différentes qui le font hésiter jusqu’à ce qu’il referme l’onglet.

Un visiteur qui ne sait pas quoi faire ne fait rien.

C’est une loi simple, mais elle est systématiquement sous-estimée. L’appel à l’action n’est pas un détail de mise en page. C’est la conclusion logique de tout le parcours que vous avez construit. Si cette conclusion est floue, tout le reste s’effondre.

Les deux erreurs les plus fréquentes : soit pas de bouton de contact visible avant le bas de page (le visiteur doit chercher comment vous joindre – spoiler alert : il ne cherchera pas), soit trop d’options simultanées (« Réservez / Téléchargez / Suivez-moi / Contactez-moi / Découvrez ») qui paralysent au lieu de guider.

Un seul CTA principal, formulé comme une invitation simple et sans risque : « Parlons de votre projet, l’appel découverte est gratuit et sans engagement. » Voilà ce qui convertit.

Comment corriger cette erreur : Identifiez l’action principale que vous voulez que votre visiteur fasse. Une seule. Assurez-vous qu’elle est visible à au moins deux endroits sur votre page d’accueil : en haut (pour les visiteurs qui reviennent et savent déjà ce qu’ils veulent), et en bas (après les témoignages et votre présentation).

Erreur 5 : Laisser son site web à l’abandon une fois en ligne

Celle-là, je la vois tous les jours. Un site web soigné, bien construit, mis en ligne avec soin… et jamais retouché depuis.

Six mois plus tard, vos tarifs ont changé mais pas votre site. Vous avez réalisés de nouveaux projets mais votre portfolio n’a pas été mis à jour. Vous avez développé une nouvelle offre mais elle n’apparaît nulle part. Et votre dernier article de blog date de l’année dernière.

Google le remarque. Vos visiteurs aussi.

Les moteurs de recherche favorisent les sites web mis à jour régulièrement, c’est un signal de fraîcheur et de pertinence pour le référencement SEO. Et un visiteur qui tombe sur un site dont le dernier contenu date de 18 mois se demande, légitimement, si vous êtes toujours en activité.

Un site web n’est pas une brochure imprimée qu’on distribue et qu’on oublie. C’est un outil vivant, qui doit évoluer avec votre activité, refléter votre niveau actuel, et continuer à attirer du trafic dans la durée.

Ça ne veut pas dire tout refaire tous les six mois. Ça veut dire : mettre à jour votre portfolio régulièrement, ajouter quelques articles de blog ciblés par an, vérifier que vos textes reflètent encore là où vous en êtes.

Comment corriger cette erreur : Bloquez une heure par trimestre pour un audit rapide de votre site web : portfolio à jour ? Tarifs corrects ? Textes qui toujours d’actualité ? Un article de blog publié ? Ce réflexe simple fait une vraie différence sur le long terme, pour votre référencement comme pour votre image.

Ces erreurs ont quelque chose en commun

Aucune n’est technique. Aucune ne demande de maîtriser le code ou de passer des heures sur votre outil de création de site web.

Ce sont des erreurs de perspective : on crée son site pour soi, avec ses propres référentiels, au lieu de le créer pour sa cible. On montre ce qu’on fait au lieu de dire ce que ça change. On construit un site et on passe à autre chose au lieu de le faire vivre.

La bonne nouvelle : elles se corrigent toutes. Parfois en une demi-journée de travail. Parfois en une refonte de site web plus profonde. Mais dans tous les cas, les corriger transforme un site vitrine en outil de conversion, un site qui travaille pour vous, même quand vous ne regardez pas.

Questions fréquentes sur les erreurs à éviter sur un site web

Comment savoir si mon site web convertit bien ? Quelques indicateurs simples : votre taux de rebond (plus de 70-75% sur la page d’accueil, c’est un signal d’alerte), le nombre de prises de contact générées par le site, et la qualité de ces contacts (est-ce que les personnes qui vous écrivent correspondent à votre cible idéale ?). Google Analytics vous donne accès à ces données gratuitement.

Combien de projets mettre dans son portfolio de photographe ou d’architecte ? Entre 3 et 6 projets soigneusement sélectionnés sont généralement suffisants sur la page d’accueil. L’objectif n’est pas de tout montrer, mais de montrer le meilleur, et surtout ce qui représente la clientèle que vous voulez attirer. Une page portfolio dédiée peut en contenir davantage.

Faut-il vraiment un blog pour que son site web convertisse ? Pas obligatoirement. Mais un blog ciblé, avec des articles répondant aux vraies questions de votre cible, est l’un des leviers SEO les plus puissants sur le long terme. Quelques articles bien construits par an valent infiniment mieux que beaucoup d’articles génériques publiés par obligation.

Mon site est déjà en ligne depuis plusieurs années. Vaut-il mieux le retoucher ou tout refondre ? Ça dépend. Si la structure est bonne mais que les textes sont datés et le portfolio vieilli, quelques mises à jour ciblées suffisent souvent. Si votre positionnement a évolué, si vos offres ont changé en profondeur, ou si votre site web ne vous ressemble plus du tout, une refonte est souvent plus efficace qu’un rafistolage. Un appel découverte permet généralement de trancher assez vite.


Vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces erreurs ? C’est souvent le point de départ d’une belle conversation. Réservez un appel découverte gratuit, 30 minutes pour faire le point sur votre site et identifier ce qui pourrait changer.